
La vie d’Alengry Concept bien sûr, mais surtout ce qui nous anime dans le Web.
C’était le sujet de la plénière à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)
La fédération a déjà un guide de déontologie, qui propose à ses membres, sur la base du volontariat, de suivre des balises qui garantissent un travail intellectuel sérieux et honnête. Pendant la discussion, plusieurs ont évoqué l’idée d’une norme assurant la distinction entre les journalistes et le reste des éditeurs de contenus Web (en particulier les blogueurs).
Je me permets ici de donner mon avis de consultant en marketing Web qui regarde de l’extérieur le monde du journalisme. Selon moi, le guide ne devrait surtout pas servir de moyen pour exclure les personnes exerçant des fonctions journalistiques non payées ou hors des médias traditionnels.
Car, il n’y a pas de grande distinction entre blogueurs et journalistes. Et pour exemple, je citerai tous les journalistes de Cyberpresse qui s’adonnent aux joies du blogue. Je crois ne pas me tromper en disant qu’après leur journée de journalistes, ces derniers ne se transforment pas en méchants blogueurs sans foi ni loi. Je les vois mal renoncer à leur méthode de travail, au moment d’écrire un post. Il faudrait être vraiment cynique ou schizophrène.
Plus vraisemblablement, il y a de bons journalistes et de bons blogueurs qui font un travail sérieux (citent leurs sources, qui évitent le conflit d’intérêts, analysent les informations récoltées, etc.) et de mauvais journalistes et blogueurs qui ne respectent pas ces principes de bases et qui se disent travaillant comme journalistes. Ou bien, encore, des personnes qui publient sur le Web et qui ne sont pas intéressées par un travail de type journalistique.
Il me semble préférable de considérer le journalisme comme une méthode de scruter le monde plutôt que comme un concept associé à un statut (être ou pas travailleur dans un média reconnu) et de laisser ceux qui le désirent, adhérer à une étique intellectuelle garante de qualité, quel que soit le support Web.
Comment?
Je crois que le guide devrait s’apparenter à une norme comme celles d’ISO. Norme à laquelle tout le monde pourrait adhérer. Dans ce cas-là, le blogueur ou le journaliste pourrait afficher son label sur ses pages Web ou dans les journaux. En contrepartie, le Conseil de presse du Québec pourrait traiter les plaintes du public. Pourquoi ne pas envisager, soyons fous, un « rating », telle personne a 4 étoiles sur 5 quant aux respects des principes du guide, une autre 1 étoile sur 5, etc.
Comment faire la notation? Bonne question et sujet à tout un débat que je laisse à d’autres.
Ainsi, on aurait en tant que lecteur une bonne idée de la qualité journalistique de l’auteur.
Et tous ceux qui ne veulent pas être considérés comme journalistes n’auraient qu’à ne pas y adhérer et continuer à vivre leur vie d’éditeur sans règles pour les entraver. Mais, au moins, le lecteur le saurait.
Et cerise sur le gâteau, soyons encore plus fous, Google News s’engagerait à n'indexer que les sites ou blogues qui souscrivent à cette norme.