Les médias sont-ils obligés de subir cet effet d’aspiration?
Techniquement non.
Ils peuvent empêcher les moteurs de crawler leur site par plusieurs moyens (verrouiller les contenus avec un nom d’usager et mot de passe, utiliser les balises no index, no follow, no cache, ce qui empêche le moteur de fouiller votre site, écrire à Google pour être retiré de Google News)
Mais cette action pose plusieurs problèmes :
- Perte importante de revenus
Si le site est fortement dépendant de ses revenus publicitaires, une disparition des articles des pages de moteurs de recherche et de News peut avoir des répercussions dramatiques sur ces derniers ; dans certains cas, 60 % des visiteurs viennent des moteurs de recherche.
- Coût supplémentaire pour ne pas être indexés
Google pratique envers les sites de presse, la technique de l’Opt Out ou en bon français « qui ne dit mot consent », donc, il renvoie la charge de se protéger contre ses intrusions au site crawlé.
- Renoncer à une meilleure visibilité dans les moteurs de recherche.
Et, là, est toute la complexité de l’histoire, car Google échange de la visibilité contre les articles de presse. Si on sait bien optimiser son site pour le référencement, on peut être plus visible, donc obtenir plus de visites, et vendre ainsi plus de pub. Et au final, faire augmenter ses revenus issus de ce canal. Ainsi, le Voir.ca a vu son trafic sur le site augmenter de 30 %, et donc de ces revenus dans des proportions identiques.